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  • Polyborus
  • Citoyenne intéressée par la politique, la musique, et le dessin... entre autres.
Valeurs fortes :
Loyauté, confiance, honnêteté, solidarité, ... et même, services publics.
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 18:30
Vous savez ce que c'est la vie.
On a chacun nos parcours, nos amours, nos amis, nos emmerdes, nos cons, nos plus que ça, nos qu'on veut oublier, et puis aussi, nos qu'on veut pas lâcher.
Sauf que la vie, ce n'est pas toujours aussi simple, et qu'il y a un paquet de pierres sur la route. Et pieds nus, ça fait mal.
Alors au fil des ans, on apprend qu'en sandales, c'est mieux.
Et même un jour on trouve que les pieds gelés qui se cognent aux gros cailloux, ben on éviterait bien.
Alors on choisit des chaussures fermées achetées à pas cher, parce qu'on n'a pas de sous.
Jusqu'à ce que nos pompes prennent l'eau, évidemment.
Là... on arrête nos conneries, et on passe aux grosses chlopes lourdes, du genre de celles qui semblent dire : ne me marche pas sur les pieds, j'en ai vu d'autres !
Mais en dedans, on n'a pas vraiment changé. On est toujours aussi nus. On a toujours autant besoin de se masser les pieds quand on a trop marché.
Ouf, si on a un doudou qui nous comprend dans le coin. Voire même un avec qui on partage sa vie, avec qui on est bien, avec qui on fait des projets, et même, on les concrétise. Au secours la vie, c'est dur ! Mais avec toi, c'est bien mieux.
Moi j'ai cette chance. Le qui câline, le qui comprend, le qui supporte aussi. Y'a pas à dire, c'est dur d'être le mari d'une blogueuse. Et encore plus d'une emmerdeuse.
L'emmerdeuse, elle a des gros cailloux sur le chemin de sa vie, qui, bizarrement, sont restés coincés dans ses grosses chaussures. Alors tant qu'elle marche tranquillement, ça va. Quand elle accélère, ça commence à piquer, picoter, gênouiller aux entournures. Mais le pire, c'est quand, enfin, on fait un break. Là, c'est tout drôle. Les pieds sont tout inflammés, tout endoloris, et bon sang ce n'est pas aussi simple qu'on croyait : ça fait mal mal mal.


Mes gros cailloux, ce sont aussi des échecs. C'est sûrement pour ça que ça fait si mal.
Le plus gros caillou, c'est A.-L. . Respecter son silence, son éloignement, ça ira, ça ira. Ben non, ça ne va pas.
J'ai trouvé une photo d'elle sur le net. De dos. Sur une plage, près de son nouveau chez elle. Hasard, c'est aussi le deuxième chez lui de mon fils. J'ai copié la photo, elle est dans mon ordi. J'évite de la regarder... Tout comme la photo récente de sa fille... Ca fait si longtemps.
Et puis les cailloux, on les sous-estime. On ne croit pas que ça va gêner à ce point.
Notre copain F., lui, on ne pensait pas que ça ferait ça. On ne se voyait déjà que tous les 6 mois, en gros. Quand ça faisait trop longtemps, on s'appelait, et on se voyait. Quand il est parti vivre à l'étranger, on s'est dit que ça ne changerait rien. Ben... si.
Alors au début, on se dit : Tiens, ça fait longtemps, on va lui envoyer un mail.
Et puis, pas de réponse.
Ah, normal, il est pris, nouveau boulot, apprendre à causer espagnol, et tout...
Et puis le temps passe, les mois se transforment en années. Et puis on finit par se dire qu'il a tourné la page. Qu'il n'a pas envie de regarder derrière lui. Qu'il a trouvé une nouvelle vie ensoleillée, et que du coup, notre Orléans grisouille, ça ne peut plus rivaliser.
Normal ! Naturel ! Evident !
Ben pourquoi qu'il est devenu un caillou piquant dans nos pompes, alors ?
Voici qu'hier, nous rentrons dans notre chez nous, et, comme de bien entendu, nous ouvrons chacun notre portable à pomme.
Et là, mon alter-ego réagit. Il a reçu un mail qui le cloue sur place. Je lui demande ce qui se passe, et il a du mal à répondre. C'est F.
On en est tout boulversificoté.
F. , si tu me lis, juste merci de ton coucou.
Le caillou fait encore mal, mais on a bon espoir.

 
A mes lecteurs :
Vous n'avez peut-être pas compris grand chose, mais... pas grave.
Moi, ça m'a fait du bien de l'écrire comme ça.

Bien à vous, mes caillloux,

Steph / Polyb.

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commentaires

Steph / Polyborus plancus 08/06/2009 00:51

Surtout pas, Dame Lepion. La télé abrutit, elle ne soigne pas.Je n'ai pas de nostalgie permanente, et heureusement, sinon en effet, ça n'irait pas fort.Non. Plutôt ces drôles de cailloux qui piquent. J'essaie de ne pas trop y prêter attention... jusqu'à ce que de temps en temps l'inflammation nécessite un bon massage avec une pommade efficace. :-)Ma solution ? Vivre, tout simplement. Etre attentif aux autres. Donner un peu de soi, sans attendre nécessairement de retour. Je l'ai encore vérifié aujourd'hui. :-)

dame Lepion 08/06/2009 00:16

Je ne découvre que maintenant votre beau texte. J'en suis remuée. Du coup, mes graviers se signalent à leur tour. Je les trouve bien nombreux tout à coup. Mais attention quand même, la nostalgie ça intoxique. Alors, allumer la télé pour n'y plus penser ?

jean+paul+morat 03/06/2009 02:29

J'aime beaucoup ton article....Il doit te falloir beaucoup d'amour pour souffrir à ce point là, mais tu sais tes cailloux, ils ont tous des coeurs de pierre!...Comment en serait il autrement?Alors dis toi que c'est toi qui a de la chance Bises

fansolo 30/05/2009 07:52

Au début, tous ces cailloux me faisaient penser à "Sur la route de Louviers".Ne t'inquiète pas, Stéph', ton texte est très clair. En tout cas, à moi, il me parle.

Isaac 29/05/2009 22:01

Dans la vie, on choisit nos cons...... à moins que ce soient nos cons qui nous choisissent !Faut voir...