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  • Polyborus
  • Citoyenne intéressée par la politique, la musique, et le dessin... entre autres.
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Loyauté, confiance, honnêteté, solidarité, ... et même, services publics.
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:59

 

 

Rappel : Il était une fois un copain de longue date, prénommé Grégo, qui s'était mis à noter, consciencieusement, les instants clefs de la vie Sarkozique.

Exactement ce que, dès le 1er jour, j'avais eu envie de faire, sans parvenir à supporter l'idée de ma fader cette tâche que je savais d'autant plus fastidieuse qu'elle était déprimante, pour tout(e) citoyen(ne) soucieux(se) du bien-être de son pays.

Grégo a donc pris des notes, qu'il est temps de vous livrer, en guise de bilan. Elles ne sont certainement pas exhaustives, mais si vous repérez des erreurs ou des manques, n'hésitez pas à nous en faire part, soit en commentaire, soit en cliquant sur "contact" (dans le menu à gauche) pour compléter le document.

Voici le chapitre 7, sur 18.

Bonne lecture,

Polyb.

 

Sommaire du Cahier du petit Nicolas :

I- Une République démocratique : les grands principes des Lumières : séparation des pouvoirs, indépendance de la justice...

II- Une République de la liberté : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits... » 

III- Une République de l'égalité : même citation qu'au dessus ! 

IV- Une République de la fraternité : une République fraternelle, c'est celle qui respecte un autre peuple comme son frère.

V- Une République laïque : l'héritière de la loi de 1905  

VI- Une République des Droits de l'Homme : en démocratie, les citoyens ont des droits. Sinon, ils sont des sujets qui ont des devoirs. 

VII- Une République juste : une justice indépendante 

VIII- Une République au-dessus des partis : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. » (article 5 de la Constitution)

IX- Une République écologiste : l'écologie comme grande valeur du XXIème siècle 

X- Une République qui dit la vérité : la chose publique juste et vraie (1ère partie)

XI- Une République qui dit la vérité : la chose publique juste et vraie (2è partie)

XII- Une République médiatique et communicante : le quatrième pouvoir comme garant de l'indépendance de la pensée 

XIII- Une République des symboles : les symboles comme communication absolue 

XIV - Une République extrêmement droite : ferme

XV- Une République des bons sentiments et du bon sens : l'alliance de l'intelligence de la main et du cerveau 

XVI- Une République familiale : « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille... » 

XVII- Une République qui fait des affaires : « le client est roi », disait ma grand-mère épicière 

XVIII- Une République qui a des résultats : comme conclusion provisoire 

Epilogue- Et pour finir en souriant (ou pas...)  

 

 

Une République juste : une justice indépendante 

 

 

− 10 janvier 08 : projet de loi sur la justice adopté par les députés : on jugera des fous et on maintiendra en prison des détenus jugés dangereux, ceci en contradiction avec l'article 8 de la Déclaration des Droits de l'Homme (tous les journaux) 

− 11 février 09 : Rachida Dati : « l'indépendance de la justice n'est pas un dogme ». (le Canard Enchainé) 

− 17 juillet 09 : étrange, les appels des parquets, dans les affaires en cours. Dans l'affaire Halimi-Fofana, le parquet fait appel parce que « les condamnations ne suivent pas la réquisition du procureur », dit Michèle Alliot-Marie. Pourtant, il y a quelques jours, un député UMP accusé de viol a été acquitté, contrairement à la réquisition du procureur, et le parquet n'a pas fait appel... (AFP) 

− 23 septembre 09 : lors d'une interview télé, Sarkozy dit que « la justice est en train de juger les coupables de Clearstream ». Récidive, après la même atteinte à la présomption d'innocence sur Colonna. (TF1, France2) 

− 14 octobre 09 : Pour justifier cette atteinte à la présomption d'innocence, Claude Guéant dit : « les gens qui comparaissent ont été renvoyés par le juge d'instruction. En général, les coupables figurent parmi ceux qui sont présentés par les juges ». Sauf que la justice se prononce sur des cas particuliers, pas des « en général ». (le Figaro) 

 − 14 octobre 09 : la réforme de la justice peut entraîner la fin de centaines d'affaires, comme une partie de celles sur l'amiante. (le Canard Enchainé) 

− 3 février 10 : de Villepin est blanchi dans « l'affaire Clearstram ». Sarkozy annonce qu'il ne fera pas appel (il ne peut pas, il est partie civile), mais le parquet le fait le lendemain. Or, le parquet est aux ordres du pouvoir politique... (le Canard Enchainé) 

− 3 février 10 : les dernières lois sécuritaires ne sont plus annoncées par le ministère de la justice, mais par celui de l'intérieur. (le Canard Enchainé) 

− 18 mars 10 : après la mort d'un policier, Sarkozy réclame 30 ans de prison automatiques, sans se soucier de l'indépendance de la justice. Fillon, lui annonce trop vite la mort d'un autre, avant d'être obligé de s'excuser. (France Culture) 

− 29 mars 10 : la Cour Européenne rappelle, dans une décision contraignante, que le parquet n'est pas une autorité judiciaire en France, car sous les ordres de l'exécutif. Supprimer le juge d'instruction, indépendant, pour le remplacer par le parquet, serait faire preuve de non-démocratie. (Libération) 

− 18 juillet 10 : au sujet de l'affaire Bettencourt, Sarkozy s'est amusé à confondre juge, magistrat, procureur... dans son interview télé, et de là, à passer à la moulinette l'indépendance de la justice. Et c'est un avocat ! (Le Canard Enchainé) 

− 9 aout 10 : Hortefeux dit et maintient le lendemain qu'une personne (le fameux « polygame » de Nantes) est « présumée coupable », parce qu'« elle est mise en examen deux fois ». (Le Parisien) 

− 10 novembre 10 : Accoyer refuse de donner à la justice des contenus d'auditions parlementaires sur l'attentat de Karachi, au nom de « la séparation des pouvoirs » et de « raisons constitutionnelles ». C'est la première fois que l'Assemblée refuse, dans d'autres cas, cela a été accepté. (AFP) 

− 5 décembre 10 : Eric Besson demande que Wikileaks ne soit plus hébergé en France : « on ne peut héberger des sites internet qualifiés de criminels ». L'hébergeur fait appel à la justice pour qu'elle donne son avis, convaincu que ce n'est pas au pouvoir politique de décider, mais à la justice... (le Post) 

− 13 décembre 10 : des policiers sont condamnés en justice à de la prison ferme pour avoir menti, chargeant un innocent pour couvrir une bavure. Hortefeux déclare : « cette condamnation peut légitimement apparaître comme disproportionnée ». (Le Monde) 

−  25 janvier 11 : en fait, Hortefeux a été condamné en première instance pour atteinte à la présomption d'innocence, envers l'ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie, Eric Sénat, mais il réclame qu'on lui applique la présomption d'innocence parce que cette condamnation n'est pas définitive... 

− 6 février 11 : une fois de plus, suite à une affaire de meurtre, Sarkozy s'en prend aux juges qui auraient « libéré le présumé coupable » sans suivi judiciaire. C'est comme d'habitude faux. La polémique qui suit verra justice et police s'associer dans la grève. A noter : l'article 434 du code civil punit de prison qui s'en prend à la justice ; l'article 64 de la Constitution déclare lui que « le président de la République est garant de l'indépendance de la justice ». (Tous les journaux) 

− 1er septembre 2011 : des journalistes du Monde ont été écoutés suite à des fuites dans la presse, contrairement à toutes les lois nationales et internationales sur le secret des sources. Guéant, interrogé, nie farouchement puis avoue les faits en parlant de « repérage »... (tous les journaux) 

− 24 septembre 2011 : L'Élysée réagit à la mise en examen de deux proches de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'enquête sue les rétro-commissions et la campagne de Balladur : « le nom de Nicolas Sarkozy n'est pas cité dans la procédure ». Problème : cette procédure est couverte par le secret de l'instruction... (tous les journaux) 

 

 

A suivre.


Prochain chapitre :

VIII- Une République au dessus des partis : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat. » (article 5 de la Constitution)

 

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Published by Polyborus - dans Politique
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