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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 21:30

C'était il y a quelques jours, mais c'est toujours valable.

Parce que l'Ecole, au sens large, de la maternelle à la fac, nous interroge dans ses bouleversements, parce qu'on nous dit toujours que toute réforme est impossible en France, alors que les bonnes réformes ont été mises à la poubelle, je me dis qu'écouter l'avis des chefs n'est pas in-intéressant.


Voici donc l'avis des Inspecteurs d'Académie, exprimé dans un communiqué de presse par l'intermédiaire de leur syndicat le 16 juin dernier.


Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu'est un Inspecteur d'Académie, je cite le site :-) education.gouv.fr


"L'inspection académique est la direction des services départementaux de l'éducation nationale. Elle gère l'organisation scolaire, les personnels, essentiellement ceux de l'enseignement primaire, la scolarité et vie scolaire, l'organisation des examens et concours, etc."


Bonne lecture,


Bien à vous,


Polyb.

 

Communiqué de presse du Syndicat des Inspecteurs d'Académie


Les réformes engagées dans l’Education Nationale interrogent les responsables du système éducatif et au premier chef les Inspecteurs d’Académie qui sont souvent en difficulté pour défendre devant les enseignants et les parents les décisions ministérielles.

Les instructions qui se succèdent donnent une image brouillonne de la gouvernance du ministère et ne tracent pas les contours du grand dessein pour l’école dont le pays a besoin.
On nous demande de supprimer des postes alors que lutter contre l’échec scolaire et la violence à l’école suppose plus d’adultes et plus d’éducation dans les établissements.
On nous demande d’augmenter les effectifs des classes, alors que la difficulté scolaire se traite avant tout par une pédagogie différenciée d’autant plus difficile à mettre en oeuvre que les effectifs sont importants.
On nous demande de fermer les petits établissements ruraux alors que la circulaire Balladur de 1993, jamais abrogée, interdit la fermeture de la dernière classe d’une commune.
On nous demande de ne plus scolariser les enfants de moins de trois ans alors que toutes les études montrent les effets bénéfiques d’une scolarisation précoce dans les milieux les plus défavorisés.
On nous donne en exemple le modèle finlandais dont la formation des enseignants est un élément clé de la réussite tandis qu’on réduit le temps de formation des professeurs français.
Comment expliquer cela aux parents d’élèves, aux enseignants ?

Quelle en est la logique si ce n’est une logique uniquement budgétaire ?
Dés lors, les Inspecteurs d’Académie dont on ne peut douter de la loyauté s’interrogent devant les risques de dégradation du service public d’éducation dont les conséquences, à l’heure de la mondialisation, se mesureront à terme sur les performances et la compétitivité de la France ! D’autres pays ne s’y sont pas trompés comme l’Allemagne, souvent citée en exemple qui a fait le choix de ne pas réduire ses dépenses d’éducation.

Le SIA rappelle que des Inspecteurs d’Académie ont été victimes de retraits d’emplois pour avoir tenu à faire prévaloir l’équité dans la gestion des moyens.
Nous avons tous, en tant que cadres responsables, conscience de la nécessité de contribuer à la réduction de la dette publique, mais dans l’Education Nationale plus que partout ailleurs chaque action de réduction budgétaire doit être pensée dans une perspective de long terme et non à l’aune d'échéances économiques immédiates.

Sur tous ces dossiers qui conditionnent l’avenir du système éducatif, le SIA regrette que Luc CHATEL n’ait pas cru devoir le recevoir, malgré l’engagement de son directeur de cabinet et des demandes répétées qui lui ont été transmises.

Paris, le 16 juin 2010
Pour le bureau national Robert PROSPERINI, secrétaire général
 
http://vidberg.blog.lemonde.fr/files/2008/12/281-darkvados.1228990550.gif

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Published by Polyborus - dans Actu
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commentaires

BCT 30/06/2010 14:45



"nous sommes arrivés" bien sûr !



Polyb 30/06/2010 14:17



Le dessin est du 11 décembre 2008 :


http://vidberg.blog.lemonde.fr/2008/12/11/lempire-contre-attaque/






fansolo 30/06/2010 11:17



Edifiant et consternant !


Sinon : de quand date ce fabuleux dessin de Vidberg ?



BCT 30/06/2010 08:57



C'est dit et bien dit !


Je disais que les armées servaient de brouillon aux futures réformes dans le "civil", tu auras compris que tout cela ne me surprend pas. Cela avait commencé dans les années 90.


Le tout est de trouver les angles de résistance.


Dans l'armée de l'air, quand j'y étais encore, les chefs ne transigeaient pas avec la formation mais aujourd'hui force est de constater qu'après les fusions, pour éviter les redondances (ex :
l'ENAC et les écoles de l'A.A.), que nous sommes arriver dans une zone de grande turbulance ! Ils continuent de tailler dans les matériels et les effectifs.... avec les mêmes missions ?