Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • Polyborus
  • Citoyenne intéressée par la politique, la musique, et le dessin... entre autres.
Valeurs fortes :
Loyauté, confiance, honnêteté, solidarité, ... et même, services publics.
  • Citoyenne intéressée par la politique, la musique, et le dessin... entre autres. Valeurs fortes : Loyauté, confiance, honnêteté, solidarité, ... et même, services publics.

 



Il y a    personne(s) sur ce blog.

Recherche

11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 18:50
En novembre 2007, je me suis mise à (re)lire des articles du net sur la tragédie Cantat / Trintignant.
Je me sentais loin des envies d'accabler, de juger, j'avais juste envie d'écrire à Kristina, l'ex-femme de Bertrand Cantat, qui, indéfaillible, le soutenait. J'ai donc écrit ce qui suit. Aujourd'hui, Kristina, femme forte, n'est plus. Parce que comme nous tous, elle avait ses failles. Je songe à ses enfants à présent. Et bien sûr à leur père.

Kristina était hongroise. On l'aurait admiré tout autant si elle avait été une anonyme toute simple, mais, c'est un fait, elle ne
l'était pas. C'était une femme particulièrement cultivée, et combattive pour faire valoir les droits des autres.

Pour mieux la cerner (pour autant qu'on puisse cerner quelqu'un par ce genre de biais) je vous encourage à lire cet article :
http://www.sudouest.com/accueil/loisirs-culture/musique/article/830424/mil.html
mais aussi celui-ci :
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2007-09-24/exclusif-proces-de-bertrand-cantat-interview-de-kristina-rady-j-essaie-de-maintenir-bertrand-en-vie/920/0/44536

KRISTINA

Que te dire, sinon que nous ne sommes ni avec ni contre lui.
Tu l'aimes encore... Il t'a trahi, et pourtant tu ne l'as jamais fui
Il s'est planté, n'a rien géré, il a laissé sa colère éclater
Elle a tenu, encore un peu, et c'est son coeur qui n'a pas pu
Qu'a-t-elle pensé ? Est-ce que je l'aime ? Est-ce qu'il m'aime ? Est-ce qu'on s'aime ?
Toujours est-il qu'elle a lâché prise, et qu'elle n'est plus là aujourd'hui pour le défendre
ni pour le pendre
Il lui reste toi.
Toi, ses quelques amis, et vos enfants.
Toi, une partie de sa vie, qui accepte de le soutenir.
Et nous ? Qu'est-ce qu'on en pense, nous ?
On n'en pense rien, que veux-tu qu'on te dise ?
Il est des drames qu'on ne commente pas
Il est des vies qu'on ne trouble pas
Ni la tienne, ni la sienne, ni la leur
On est juste spectateurs.
On se dit quel gâchis
Pour elle, pour lui, pour eux aussi
Comment est-ce que ça a pu arriver ?
Mais c'est arrivé
Ca s'est vraiment passé
Elle n'est plus là pour en témoigner
Plus là pour bien vouloir nous raconter
L'accabler ou s'apitoyer
Rien ne sert de médire, dirait quelqu'un
Il faut tourner les yeux à point
On ne s'en mêle pas
On suit de loin, on n'ose pas
Et puis on se demande
Et maintenant ?
Et les enfants ?
Et les parents ?
Et lui ?
Et toi ?
Courage Kristina
Parce que tu auras beaucoup de monde contre toi
Mais pas même toi, on n'a le droit de blâmer
Tu es leur mère, leur soutien
La personne qui a su expliquer
On compte sur toi
Pour tenir bon
Pour les enfants

Polyb, 20 novembre 2007.

Viszlát, Kristina.

kristina.jpg
  

Partager cet article

Repost 0
Published by Polyborus - dans Inclassable
commenter cet article

commentaires

Yves qui marche dans sa tête 22/01/2010 18:10


J'aime les mots, j'aime les gens et la vie qui va avec... J'aime Stéph (e), Stéph et je crois que j'aurais aussi aimé Kristina, lu ce que vous en écrivez ! Et, surtout, je crois en l'Homme (terme
générique non-sexué), il va finir par me prouver que j'ai raison !


net en feu 12/01/2010 00:03


Merde, c'est un peu court pour une épitaphe.
Je préfère croire en l'homme, même s'il m'a fait désespérer lors de l'été 2003, alors que je rejoignais le plateau du Larzac pour assister à un concert d'altermondialistes qui n'a jamais eu
lieu....


Polyb 11/01/2010 22:58


Je comprends très, très bien, Steph.
Quel gâchis, mais quel gâchis...

Mon fils a presque le même âge que le leur. Je suis démolie pour lui, mais aussi pour sa soeur, et pour leur père.

On ne se relève pas de tels drames. On survit peut-être, mais dans quel état ?
Kristina avait pour elle sa foi profonde en Bertrand.
Je la cite dans l'interview dont j'ai mis le lien plus haut :



Qu’est-ce qui vous fait tenir ?


C’est Bertrand qui m’a appris à être forte. J’ai passé douze ans auprès de lui - un tiers de ma vie -, je n’ai jamais rencontré un homme aussi incorruptible et honnête que lui. Il n’est pas
devenu le porte-parole d’une génération par hasard. Je l’ai vu refuser des centaines de sollicitations afin de rester fidèle à ses idées et à ses engagements. Je l’ai vu résister à la gloire
facile, au paraître, au mensonge. Il ne doit rien à personne : ce n’est pas un «fils de». Tout ce qu’il a obtenu, il ne le doit qu’à son travail, à son talent.


C’est un homme qui mérite que je le soutienne, qu’on le soutienne. Le fait qu’il soit le père de mes enfants ne suffit pas. J’aurais pu quitter depuis longtemps la France avec Alice et Milo
sous les bras. Si je suis restée, c’est parce que j’ai un profond respect pour Bertrand Cantat. Je suis venue témoigner à Vilnius parce que je sais que Bertrand dit la vérité. Si j’avais eu le
moindre doute sur ce point, je n’aurais pas fait le voyage. Vous pouvez me croire : Bertrand n’a jamais levé la main sur quiconque avant le 27 juillet 2003. Ni sur moi ni sur une autre.


L’aimez-vous toujours ?


Oui, profondément. Comme on aime le père de ses enfants. Comme quelqu’un avec qui on a partagé dix années très fortes. Il demeure, à ce jour, l’homme le plus important de ma vie. Mais mes
sentiments à son égard sont clairs, je n’essaie pas de le récupérer.


Je ne le défends ni comme une femme amoureuse ni comme une fan aveuglée. Je n’ai jamais succombé à la fascination. C’est pour cela qu’il est tombé amoureux de moi et qu’il a voulu partager ma
vie. Bertrand n’aurait jamais pu vivre avec une groupie. Il n’aurait pas plus supporté une femme soumise.


J'espère que l'entourage est solide, très très solide. Merde.


net en feu 11/01/2010 22:44


Polyb......
J'ai vu Bertrand Cantat sur scène à 7 reprises. Je donnerais beaucoup pour l'y revoir une 8ème fois (voir une 9ème, une 10ème...)
Cela n'enlève rien à l'atrocité des faits, mais cela fait du bien de l'écrire.

Stéphane