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  • Polyborus
  • Citoyenne intéressée par la politique, la musique, et le dessin... entre autres.
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Loyauté, confiance, honnêteté, solidarité, ... et même, services publics.
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 23:51
Un jour, un copain journaliste me dit : "Tu n'as qu'à raconter des histoires".
Ce soir, sur son blog de journaliste, ou son journal blogatoire, j'ai eu envie d'en raconter une.
Je vous la livre ici aussi.
Ne soyez donc pas étonnés si vous la retrouvez en commentaire sur "Libéo".


Il était une fois un pays lointain appelé ---.

Pays où tous les gentils étaient gentils, et où tous les méchants étaient de faux méchants.
Dans ce pays, vivait un petit poux. Il se posait sur la tête des faux méchants, et les grattait régulièrement.
Les faux méchants en avaient assez, mais ne savaient pas trop quoi faire, si ce n'est exterminer tous les poux du pays, ce qui était un peu radical, et surtout, fort difficile.

Ce petit poux, lui, aimait vraiment bien se poser sur la tête des gens.
Il gratouillait même parfois la tête des vrais gentils qui chantaient, dansaient, riaient (tout ça à la fois !).
Et puis un jour, l'un deux (gentil ou méchant, vrai méchant ou faux gentil, comment savoir ?) l'un deux, donc, en eut assez.
Il décida d'acheter du shampooing anti-poux.
Le petit poux se rendit compte qu'il prenait des risques un peu... inconsidérés, et réfléchit.

La suite, vous la connaissez ?
Le petit poux cessa de gratter les têtes, de sa seule décision pleine et entière, sans qu'on l'y forçât. Il s'installa au chaud sur une moquette pleine de trucs à grattouiller, sans remonter jusqu'aux têtes.

Depuis, les têtes grattent bien moins, voire plus du tout, dans le joli pays gris d'---.

Quant au petit poux... il ne risque plus le shampooing, mais il manque fort à tous ceux qui croyaient en lui, tous ceux qui pensaient que le même le plus petit poux a sa place sur la tête des gens.

Et depuis, de ci de là, dans ce joli pays gris d'---, d'autres poux ont cherché des moquettes, parfois loin, parfois forcés, pour échapper au shampooing.

Les faux méchants et les vrais gentils, tous ceux qui ne sont pas forcément ceux que l'on dit, sont ravis.

 

Bien à vous

 

Polyb.

 
NB : Petit poux, si tu me lis, tu me manques, et notre copain, le petit poux expatrié, me manque tout autant.

 


Rendez-moi-mes-poux.jpg
 

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 23:26
Trois rendez-vous importants ce mardi 5 janvier 2010,
à ne pas manquer :



17h Préfecture d'Orléans :
Rassemblement en soutien à Caleb BAH et sa famille
VENEZ !

Pour en savoir plus, voir :
http://www.libeorleans.fr/libe/2009/12/pour-un-sanspapiers-la-magie-de-no%C3%ABl-a-encore-frapp%C3%A9.html
http://polyborus.over-blog.com/article-je-ne-suis-pas-faite-pour-a--41755912.html

http://polyborus.over-blog.com/article-reportage-france-3-sur-caleb-bah-41891713.html


Pour signer la pétition de soutien à Caleb et sa famille, c'est ici :
http://petitio.free.fr/?petition=5



18h-19h Place du Martroi :

Cercle du silence

en soutien aux sans papiers, pour protester sur la façon dont ils sont traités en France

Pour en savoir plus, voir :
http://polyborus.over-blog.com/article-25351383.html



19h30 Cinéma des Carmes à Orléans :
ADAMIF, la fin d'une histoire

Soirée d'information et de clôture
sur cette association contrainte de cesser ses activités de soutien aux immigrés

Pour en savoir plus, voir :
http://polyborus.over-blog.com/article-adamif-la-fin-de-l-histoire-ce-mardi-5-aux-carmes-42321016.html

AIDEZ NOTRE SOCIETE
à NE PAS TROP MARCHER SUR LA TÊTE :
VENEZ NOMBREUX !

Bien à vous,

Polyb.

 
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 18:05
L'Association Départementale pour l'Accompagnement des MIgrants et leur Famille cesse ses activités.
Outre son soutien aux immigrés, elle organisait des formations sur la discrimination, des soirées débats sur les migrants.
Ces questions ne sont certes pas "à la mode" dans la société repliée sur soi dans laquelle nos gouvernants essaient de nous faire vivre.
Tout est maintenant une question de résistance, au quotidien, mais l'ADAMIF n'a plus de moyens pour survivre.

Cette association vous invite
à une dernière soirée d'information et de clôture
ce mardi 5 janvier 2009,
à partir de 19h30,
au cinéma des Carmes, rue des Carmes à Orléans.

Quelques précisions de Joëlle Richard (directrice) :

L'ADAMIF va arrêter ses activités en janvier.
Suppression volontaire et brutale de marchés, financements à la baisse, notre conclusion est que dans la France d'aujourd'hui, il n'y a plus de place pour une association de notre nature.
(...)  (En diffusant cette information largement) vous marquerez aussi votre soutien au personnel de l'ADAMIF collectivement licencié, et aux nombreux bénéficiaires de notre action pour qui cette fermeture est très difficile à vivre.
Nous comptons sur vous.


aff-adamif.jpg

Bien à vous,

Polyb.
 
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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 21:00
Vous vous souvenez de la petite phrase de Mâdââme Bruni-Sarkozy qui m'avait fait tant bondir il y a quelques jours
(voir mon article Je suis quelqu'un de modéré).
Bref rappel :
Dans une interview, le journaliste lui parlait du SDF qui vit dans sa rue. (Elle lui a proposé de dormir à l'hôtel, mais il a refusé.)
"Que vous apprend Denis ?" lui avait demandé le journaliste.
"Le libre-arbitre." avait-elle répondu, tout sourire.
...

Ce soir, je lis cet article du Monde.fr :
Le manque d'hygiène source de souffrance pour les sans-abri
et j'ai envie d'imprimer le texte de cet article, de l'envoyer à la femme du président.
Peut-être le ferais-je.
Cette femmme me fait honte. Elle est 'première dame de France'. Elle représente donc mon pays. Ce pays, dont, sans le savoir vraiment, j'étais fière... avant.
Oh, il n'était déjà pas parfait, bien injuste... mais là : !!

Je vous livre quelques bribes, donc, de l'article en question.
Je vous encourage plus que vivement à aller le lire en entier sur leur site, avant qu'il ne soit plus accessible qu'aux seuls abonnés.

Certains articles devraient rester en libre accès. Pour le bien de notre société. Celui-ci en fait partie.

"L'habit le plus rare, ce sont les chaussures, explique Brigitte Lucas (SAMU social Paris 12è). Leurs paires sont souvent trop usées ou parfois ils se les font voler : leurs pieds sont très exposés."
(...)

"Ceux qui vivent dans la rue marchent douze heures sur vingt-quatre, restent debout, transportent toutes leurs affaires… Au fil des ans, ça abîme les genoux, les bras et la colonne vertébrale", détaille le médecin.
(...)

 

Jean-Claude refuse systématiquement de dormir en foyer, il n'accepte que les chambres d'hôtel. Ce soir, aucune n'est disponible, il préfère rester dehors. "Je mentirais si je disais que j'ai pas froid, raconte-t-il. Je gèle et je me lève toutes les cinq minutes pour pisser. Ça arrive même parfois que je me réveille le pantalon trempé..." Un souci récurrent pour ceux qui dorment dehors. "On a constamment envie d'uriner quand il gèle, car l'hormone anti-diurétique est inhibée par le froid", explique le Dr Dolet-Ferraton.

(...)


sdf.jpg
Photo : http://www.latitudenord.fr/

Bien à vous,

Polyb.
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 20:29
Il fait froid, vous avez peut-être remarqué ?
Aux dernières nouvelles de la radio, une quarantaine de personnes sont déjà mortes du froid cette fin d'année.
Un jeune de 36 ans au chômage depuis quelques mois est mort dans le Pas de Calais, dans la caravane où il s'abritait.
Un autre de 28 ans, polonais, est mort à Marseille.
Coluche est, lui, mort depuis longtemps, l'Abbé Pierre aussi.
Notre société se casse la gueule, et Carla nous parle du "libre-arbitre" du sans-abri, Denis, qui vit dans sa rue.
(Voir :

J'ai honte.
Qu'aujourd'hui, on ne puisse pas empêcher tous ces gens de crever de froid.
Vous avez déjà souffert du froid ?
J'en ai des souvenirs terribles. Ma mère me frottant les pieds douloureux, "gelés". Mon instit de CM1, M. Bourgoin, me faisant plonger les doigts dans l'aquarium de la classe. Mais je n'ai jamais vécu LE PIRE.
Me retrouver sans rien.

EH MERDE !!
Z'en avez pas marre de toutes ces conneries ? On n'est donc pas capables de prendre un peu soin les uns des autres ?!!! On vit où, là ? En Russie ? Et quand ? Au Moyen-Âge ?
Quand est-ce que ça change ???!!!

Polyb.


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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 22:50
Déjà quand j'étais au lycée, l'un de mes profs nous avait fait travailler sur la place, dans les publicités, de la femme, l'homme, et leurs relations. Domination par ci, rétrogradation par là, caricature, allusions sexuelles très fortes par ailleurs, la pub montrait un visage assez peu reluisant (quoique souvent drôle lorsque c'était décrypté) de notre société de consommation.

Notre amie Circé (Heu... Je vous préviens, je la considère vraiment comme une amie, je ne dis pas ça en l'air... Ca me gonfle tous ces gens qui utilisent ce terme à tort et à travers ! Combien de fois ai-je lu "Amitiés" en bas d'un mail dont l'auteur ne m'apprécie que peu !? Bref. Circé, c'est une amie pour moi, dans le sens où elle sait qu'en cas de souci je suis là, à n'importe quelle heure, et je sais que c'est réciproque. Nous pouvons nous dire à peu près tout, à mon avis... Dont acte pour les autres !)

Je disais donc... notre amie Circé est en page 4 de la République du Centre du lundi 2 novembre 2009.
On y explique qu'elle a alerté l'opinion au sujet de la pub clairement sexiste pour le Cantal (à voir ici : http://www.oublier-le-cantal-c-fatal.com/pages/films.php) et que, faute de réaction de l'organisme (public !) qui a financé ce projet (très très cher !), elle a également prévenu Marie-George Buffet. Avec un peu de chance, le ram-dam finira par porter ses fruits.

Je n'ai pas lu tout l'article de la Rep : mon oeil a juste été attiré par ça en première page,
pendant que je faisais la queue pour payer des bouquins :


J'ai ensuite seulement survolé l'article p. 4.

Je ne peux donc pas vous en dire plus, mais je relève que les choses bougent : nous avons une petite chance que face à cette pub, les gens soient au moins alertés sur son caractère sexiste, et même sur la façon dont on y aborde les relations dans un couple. Jusqu'où est-ce drôle ? Est-ce que la violence conjugale, c'est drôle ?

Certes, cette femme a un rôle de gourde. Comme dans les albums de blagues de blondes, qui, elles, sont rigolotes.
Certes, c'est du comique de répétition... comme dans la série sur les barres chocolatées Japp, qui, elles, sont très réussies : http://polyborus.over-blog.com/article-26246239.html

Mais là, Chantal qui oublie le Cantal et qui, du coup, subit de diverses façons humiliantes le courroux de son mâle... je reste perplexe !

J'attends avec impatience, en fait, la suite de ces 4 "pubs-épisodes" lorsque le publiciste aura eu l'inteligence de confier les scénarii de la suite à Fansolo. (Fansolo, j'ai vu ICI que tu pouvais t'inscrire et gagner un prix...)
Là, cela deviendra drôle, pour de vrai.
Pour le moment, c'est juste d'un goût très douteux...

Pour rester dans le domaine des pubs au goût douteux,
je vous invite à visionner celle-ci :

Je passe sur tous les sous-entendus possibles, selon l'état d'esprit de celui qui la regarde... mais je signale, cela a son importance, que la marque porte le nom de "Liaison-dangereuse".

Comment prendre cette pub ?
Que sous-entend-elle ?
Où va cette femme ?


Bien sûr, vous me répondrez que ce qu'on voit ici (en gros, une femme qui se pomponne puis qui met un voile) n'est pas pure fiction. Cela existe.
Certes. Jeune occidentale, j'en avais été la première étonnée lorsque j'en avais discuté avec une femme libanaise il y a pas mal d'années déjà.

Elle m'expliquait le statut de la femme dans certains pays du monde arabe où elle avait travaillé. Où les femmes ne pouvaient pas sortir sans être accompagnées d'un homme ("gardien") et complètement voilées. Alors qu'à la maison, elles se bichonnaient, et qu'en fait elles étaient même très facilement dépensières en toilettes et produits de beauté en tous genres. Pour "vivre" autrement, sortir en tenues plus occidentales dans la rue, les mêmes faisaient avec leur mari des séjours dans des pays théoriquement plus ouverts (comme Dubaï, par exemple, s'ils en avait les moyens).


Mais dans cette pub, c'est le mélange des genres (lingerie, religion, voile), et les sous-entendus, qui me dérangent.


Qu'en pensez-vous ?


Voici, si cela vous intéresse, les articles que je suis allée lire ou relire après avoir vu cette pub :

La femme arabe et les produits de beauté (cosmétiques) :

http://www.cermam.org/fr/logs/zoom/les_produits_de_beaute_de_la_f/ (Sept 2005)

Le niqab (voile intégral) en France :
http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/08/burqa-pas-de-loi-pour-367-femm.html

Quand le niqab va trop loin :
http://www.tdg.ch/actu/monde/principale-autorite-islam-prend-voile-integral-2009-10-14


Un cas qui continue de me laisser perplexe (le port du voile dans ce sport ne posant pas de problème particulier, j'aurais laissé cette jeune fille le porter...) :
http://www.tdg.ch/actu/suisse/garder-voile-sura-laisse-tomber-basketball-2009-09-03

Les difficultés qui perdurent pour les femmes au Moyen-Orient (sept 2009) :
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-07-09/arabie-saoudite-statut-des-femmes-hrw-denonce-des-promesses-non-tenues/924/0/359873

Le cas de Touria Tiouli (2002/2003) :
http://www.redac.info/?communique=22335


Bien à vous,

Polyb.
 


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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:50
Oui, stupides.

C'est ainsi que je qualifierai les argumentations et autres remarques des sieurs G. Durand, F. Bonnaud, et H. Gattegno, ce mercredi 28 octobre 2009 au soir, lors de l'émission "L'objet du scandale", sur France 2.
Comme quoi on peut être journaliste(s) et sortir de drôles de conneries de bêtises.



Frédéric Bonnaud
. J'aimais pourtant bien ses émissions sur France Inter, et la disparition de ces fins d'après-m' (j'en écoutais un bout en revenant du boulot) m'avait chagrinée. J'y avais découvert plusieurs auteurs (je manque de temps pour aller demander conseil à ma bibliothécaire)... bref, j'aimais bien la Bande à Bonnaud, j'aimais bien Charivari. Eh bien j'ai détesté ce sourire en coin suffisant avec lequel Frédéric Bonnaud a essayé de décrédibiliser deux artistes, en les accusant de ce qu'ils n'avaient pas fait, en déformant leurs propos et en essayant de les faire passer pour deux imbéciles.
Frédéric, raté : c'est toi qui est passé pour un imbécile. Pourtant, je sais bien que tu n'en es pas un. Souffre que je sois fort déçue de ta prestation pitoyable.

Hervé Gattegno. Lui, je ne le connaissais pas, et ma foi, je ne suis pas pressée de le connaître mieux. Suffisant, monsieur "J'me la pète avec mon curriculum vitae de journaliste d'investigation"... Eh bien ' va falloir que tu revoies un peu les bases de ton boulot, parce que d'investigation tu n'as que le nom. Dans la police tu ferais figure de rigolus malus. A une autre époque, tu aurais fait un fort joli traître, passant au miroir déformant les propos les plus simples, pour les transformer en motifs d'accusations directes. Aurais-tu, dans une autre vie, participé à la chasse aux sorcières contre des femmes qui n'avaient rien fait de mal ? Tu as l'air si fort en transformations mensongères ! Toi, tu n'es pas passé pour un imbécile, mais pour un manipulateur, même si ce que tu disais était stupéfiant de bêtise. Bravo, ton image est parfaitement en accord avec la société beurk dans laquelle on voudrait nous faire évoluer. Rassure-moi, proche de Montebourg tu es, mais pas de gauche ? Si tu es de gauche, tu participes à la dégringolade des valeurs, sois-en sûr.

Guillaume Durand. Alors lui... à part couper la parole, il ne fait pas grand chose. Je passe, je vais devenir désagréable. Je nous croyais à l'abri de ses émissions, je le croyais retraité... Raté. Ce que je ne peux taire, par contre, c'est qu'il méprise ses invités. Ou alors il en a peur. Car ils étaient deux, alors qu'ils auraient dû être quatre. Mais je reviendrai là-dessus un peu plus bas.

Quelle idée j'ai eu de prendre l'écouteur, ce soir-là ?
Mon doux compagnon allume volontiers l'écran quelques minutes avant de dormir, histoire de. Là, pour ne pas déranger, il avait mis le casque. Je lui en ai piqué la moitié. Peut-être n'aurais-je pas dû... Tant pis.
J'ai passé une mauvaise soirée, mais assurément, les invités en ont passé une bien pire.

Mais qui étaient les invités, Polyb ?
Simplement deux gars qui ont OSÉ s'intéresser à cet incroyable événement du 11 septembre 2001.
Matthieu Kassovitz et Jean-Marie Bigard.

Je sens déjà les remarques, chers lecteurs.
Jean-Marie Bigard. Certes, il ne fait pas partie des artistes que j'apprécie. A vrai dire, je ne m'intéresse pas à ses sketches.
Mais dans le cas présent, ce n'est pas son métier qui m'intéresse, mais bien le fait qu'il exprime des idées, qu'il pose un débat. Et quoi qu'on pense de lui au niveau professionnel, j'apprécie la démarche.

Matthieu Kassovitz a davantage ma sympathie en tant qu'acteur et réalisateur.
Mais encore une fois là n'est pas la question.

Dans ce débat, je les trouve, lui et Bigard, tout à fait sensés, pas extrémistes pour deux sous, ils se contentent, en fait, de poser des questions, et de demander des réponses. Quoi de choquant là dedans ?

Mais le sujet dérange... plus qu'on ne croit.
Nous sommes revenus au temps bien triste où certains dogmes ne pouvaient être remis en cause, sous peine de tribunal... dans le meilleur des cas.

A l'origine, le débat devait se tenir entre deux groupes de 4 personnes.
Kassovitz et Bigard devaient en effet être accompagnés d'un grand reporter français, Eric Laurent, et d'un scientifique danois, Niels Harrit.
Finalement, seuls les artistes seront reçus : plus faciles à "casser" ?

On ne veut pas que des gens convaincants puissent s'exprimer contre la "parole divine" de la commission d'enquête de Bush ?

Car voici le dogme :
Le 11 septembre, deux avions percutent des tours à New-York, et cela les fait s'effondrer toutes les deux.
Quelques minutes plus tard, un autre avion entre dans le bâtiment du Pentagone, tuant sur le coup tous ses passagers.
Des caméras filmant le Pentagone, on publie 5 images, on n'y voit pas d'avion.

Quelques points qui interrogent :

Tout ce qui a été filmé par les caméras autour du Pentagone, en dehors des 5 IMAGES dont je parle ci-dessus, est "classified' par le FBI.
De la 3ème tour, celle des archives de la CIA, effondrée de la même façon que les deux premières, plusieurs heures plus tard, on ne parle pas.
Des avis des pompiers, des témoignages et vidéos évoquant des détonations dans les tours, on ne parle pas.
Des explosifs retrouvés dans les poussières des 3 tours, on ne parle pas.
De beaucoup de points obscurs en fait, on ne parle pas.

Je ne reprends pas tout, ce n'est pas le but ici.
Je ne souhaite pas entrer dans le débat du vrai ou faux, du tronqué ou pas, etc...

Ce qui me choque, c'est que deux types qui demandent qu'une enquête rigoureuse soit menée se fassent descendre en flèche par la boboserie journalistique. Quel est le problème ? Les journalistes ont-ils honte de ne pas avoir posé ces questions eux-mêmes ? Est-ce tant demander, sachant qu'il y a eu près de 3000 morts officiels ce jour-là ? Les familles ne méritent-elles pas de comprendre ce qui est arrivé ?
Et surtout : n'a-t-on plus le droit de se poser des questions ???

Dans l'émission de G. Durand, ils étaient donc trois journalistes à déformer les propos des invités, à essayer de les dé-crédibiliser, en reprenant des thèses de complot, de missile, etc... alors même que dans la bouche de Kassovitz et Bigard il n'a jamais été question de cela. Tous deux ne cessent de dire qu'ils ne savent pas ce qui s'est passé, mais que la seule enquête officielle menée sur le sujet ne les convainc pas.

Car voilà bien où le bât blesse :
On accuse ces deux hommes de monter un scénario, alors qu'ils ne le font pas.
Ils se contentent de pointer dans l'enquête (menée à l'époque de l'administration Bush) toutes les incohérences, tous les manques de rigueur, tout ce qui "cloche", afin de prouver qu'une seconde enquête, plus sérieuse celle-là, mérite d'être ouverte.
En échange, des hommes dont il devrait être le métier de se poser des questions, de vérifier et re-vérifier leurs sources, ces hommes-là perdent leur énergie à essayer de les faire taire... C'est pas joli-joli.

En fin d'émission, Durand a (enfin ?) clôturé ce pitoyable faux débat en expliquant : (je ne cite que de tête, vous pardonnerez mon approximation) "Vous comprenez, ce qui nous gêne, c'est que vos questions sont également celles de types d'extrême-droite, d'antisémites..."

Alors voyons... si moi, je dis ouvertement que je voudrais que la France ne soit jamais passée à l'euro, et qu'il se trouve que De Villiers dit comme moi, cela signifie-t-il que je suis villiériste ?

Qu'est-ce que c'est que ce raccourci lamentable ?

Pour mieux appréhender mon courroux, il faut savoir que cette émission n'était pas la première où on avait demandé à Matthieu Kassovitz de s'exprimer sur le sujet. Alors qu'il s'était contenté d'exprimer ses questionnements et de souhaiter l'ouverture d'une seconde enquête, des journalistes bien intentionnés l'avaient alors traité de révisionniste, de négationniste
des horreurs de la seconde guerre mondiale, de Faurisson ... !! La famille de cet homme ayant été déportée, je trouve le procédé absolument ignoble.

Pour tout dire nous avons assisté, ce mercredi soir, à un procès à charge, où l'accusation (les journalistes) assaillaient les invités (accusés ?) de propos tellement stupides et contraires à la réalité que c'en était consternant. Kassovitz ne savait plus quels mots utiliser pour faire comprendre son propos ! Il a d'ailleurs par moments baissé les bras, comprenant, je suppose, qu'il était tout simplement tombé dans un guet-apens en acceptant de venir dans cette émission.
Car je pense que Bonnaud, Gattegno et Durand comprenaient très bien, mais qu'ils n'étaient pas là pour comprendre, pour discuter, mais pour démonter.
Comme s'ils étaient revenus en normale sup', devant à tout prix contredire leur adversaire et le laminer quels que soient ses propos...
Combien ont-ils touché, chacun, pour laisser à ce point leurs valeurs éthiques de côté ? Une belle somme, j'espère. Comme dirait François Morel, ce soir-là, les trois journalistes se sont Eric-bessonnés.

(voir : http://www.dailymotion.com/video/xatnvs_eric-bessonnait_fun )


Pour en savoir plus, ce petit reportage de La Télé Libre, qui mérite d'être regardé :


Ainsi que cette interview de Bigard. A l'époque, il croit encore qu'ils seront 4 à défendre l'ouverture d'une 2nde enquête... les invitations des deux autres ayant été annulées très près de la date de l'émission :


11 Septembre: Bigard et Kassovitz ouvrent le débat sur Fr2

Enfin, pour vous permettre de mieux cerner l'incroyable honnêteté intellectuelle de Guillaume Durand dans cette émission (... pardon je m'étouffe !), voici un petit régal de déformation des propos :

Ici, il interviewe Stéphane Guillon, agrémentant les propos d'une petite musique digne d'un drame télévisé (pfff), et inscrivant sur l'écran des citations de Guillon tout à fait déformées : du grand art dans la BEURKerie, je vous laisse juger.

 
... édifiant, non ?

Enfin, le faux débat de l'émission "L'objet du scandale" :

Bien à vous,

Polyb.

  
  
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 15:30
La semaine passée, dans les écoles et collèges un peu partout en France, avaient lieu les élections de délégués de parents.
- un délégué par classe en école maternelle ou élémentaire,
- un nombre défini de parents pour le CA  de chaque collège.

Dans ce type d'élection, les DEUX parents votent.

(logo piqué au site de la FCPE de St Jean de Braye)

Ils peuvent le faire en direct au bureau de vote s'il y en a un (ceci est surtout fonction de la disponibilité ou pas de parents volontaires),
ou bien, par correspondance.

Seulement voilà :
Si vote par correspondance il y a, comme le parent ne peut pas émarger, il doit indiquer ses coordonnées sur l'enveloppe contenant son vote, et signer.
Ensuite, au moment du dépouillement, les assesseurs vérifient que le votant est bien sur la liste, valident le vote, puis "dépouillent".

Que faire quand l'un des deux parents
n'est pas sur la liste des votants,
alors qu'il devrait y être ?
(pas de souci d'autorité parentale,
parents vivant ensemble ou séparés)

Depuis plusieurs années déjà, les établissements doivent s'assurer que les deux parents ont les informations essentielles au sujet de la scolarité de leur enfant. Ainsi, par exemple, les collèges envoient les bulletins de notes aux deux parents par courrier postal.

On a donc du mal à imaginer des listes d'émargement incomplètes...
Pourtant, c'est ce qui est arrivé, la semaine passée,
dans un établissement de la région.

LES PARENTS QUI N'
ÉTAIENT PAS INDIQUÉS
  ONT DONC VU LEUR VOTE INVALIDÉ,
comme s'ils avaient mis un bulletin nul,
alors qu'ils avaient souhaité participer aux élections !

Si une seule liste de parents délégués se présente, ces invalidations ne changent rien, la liste est très probablement élue.
Mais le problème devient tout autre si plusieurs listes sont candidates...puisque dans ce cas, chaque vote compte.

COMMENT FAIRE ?

- Comme seule la perte de l'autorité parentale peut empêcher un parent de voter (dans les faits, c'est assez peu fréquent), il est donc N
ÉCESSAIRE d'indiquer les DEUX parents sur la fiche de renseignement en début d'année, de façon à ce que les deux soient sur la liste d'émargement.

- De plus, il faut exiger des établissements une PLUS GRANDE VIGILANCE : ils doivent avoir pour chaque enfant les coordonnées des deux parents.
Si ce n'est pas le cas, ils doivent SAVOIR pourquoi : soit le parent absent est décédé, soit il est déchu de ses droits.
Mais on ne peut pas accepter de laxisme sur ce genre de sujet.


Bien sûr, me direz-vous, une élection de parents d'élèves délégués, ce n'est pas bien grave...
Eh bien si.
Toute élection devrait être prise au sérieux.
C'est la base de la démocratie... non ?


De plus, les parents d'élèves délégués nous représentent à de multiples occasions. Nous avons le droit d'être représentés par des gens en qui nous avons confiance, tout simplement...

Bien à vous,

Polyb.
 
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 21:45
Il était une fois un illuminé, qui se décida à jouer avec son facteur.
Bien sûr c'était au XXème siècle, celui où je suis née, celui qui m'avait appris le souci et la JOIE du travail bien fait.
De ce temps vous ne pouvez pas connaître grand chose, il est loin, loin, loin, et je ne m'y résouds point.
Mon illuminé, donc, décida de jouer avec son facteur, disais-je.
Il se mit à écrire à son voisin, son cousin, son boulanger, tous du même village et tous par ce même facteur distribués.
Mais au lieu d'écrire bravement et lisiblement le nom et l'adresse, pour que la machine réussisse à les décoder, il décida de les écrire sous énigmes, rébus, mots croisés. Messages cachés, messages codés. Et mêmes dessins coquins.
Tout ceci pour mettre au défi notre employé de la poste, qui, zélé qu'il était, et désireux de bien assumer sa tournée, mettait un point d'honneur à résoudre le tout, et à porter le courrier à qui de droit.
Le jeu, des mois et des mois, dura.
Pas une carte, pas une lettre, aux oubliettes ne tomba.
Toutes, sans exceptions, finirent - et au plus tôt - chez leur destinataire.
Toutes, même celles qui montraient un bout de derrière.
Ce facteur était-il unique, exceptionnel, particulier ?
Eh non : comme lui ils étaient des milliers.
Du temps où le timbre se payait deux francs soixante-dix, voire trois francs cinquante, et où quoi qu'il arrive dans les deux jours la missive était arrivée.
Du temps où les colis, par la poste étaient gérés, du temps où dans tous les villages, un guichet on pouvait trouver.
De ce temps révolu vous ne connaissez plus rien.
Des facteurs bien formés, il n'en reste que quelques-uns.
Des facteurs bien payés, je ne sais s'il en reste un.
Discrètement on délègue, on passe par le privé.
Discrètement on verrouille, on change les horaires, pour prouver une (soit-disant) inutilité.
Discrètement on prend sous contrat précaire, et on fragilise le tout.

Bien sûr, je dis NON à cette transformation.
C'est pourquoi je participerai à la VOTATION.
Pour mon petit facteur, et son illuminé, pour sa ferveur, et toutes les heures passées.

Bien à vous,

Polyb.

    

 
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 21:09
Texte de Mouloud Akkouche, daté du 1er septembre 2009 (d'où mention des "48h").



Ecole, fidèle au poste, elle ne nous laisse pas tomber


Son agonie dure depuis de longues années. De temps à autre, un homme soi-disant du métier se penche à son chevet et on observe alors une rémission. Pas longtemps. Effectivement, elle n'est plus vraiment attirante, toujours à se plaindre des mêmes maux. Pas très glamour comme attitude. Pourtant, elle a été solide et pleine d'avenir, le regard sûr et la main solide, aidant la plupart d'entre nous à se construire. Pas bégueule, elle ne faisait aucun distinguo entre le voyou en blouson noir et le fils du notaire en Loden. Un temps pas vraiment si éloigné que ça.
Et dans à peine 48 heures, télé et radios avides de folklore fédérateur et de marronniers, se rappelleront de son existence. Juste une fois par an.
Aujourd'hui, on ne voit que ses défauts. Un grand nombre de citoyens l'évitent, changent même de quartier pour ne pas la croiser. Et de plus en plus seule, abandonnée derrière ses murs, elle se ronge les sangs et se rabougrit.
Bien sûr, elle n'est pas parfaite, lourde et lente, mais il suffirait d'un peu plus d'attention pour qu'elle relève la tête et retrouve l'énergie.
Nous avons une sacrée ardoise sur son compte public Prévert écrivait (citation de mémoire) : « On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en claquant la porte ».

Depuis plus d'une vingtaine d'années, tout le monde -sauf des irréductibles qui ont de la mémoire- lui claque la porte au nez. Plus bonne à rien. Inventant des stratagèmes, les plus forts et -ou- malins se débrouillent pour se passer d'elle. Sans doute aurais-je fait la même chose dans certaines conditions…

Toutefois, parmi ceux qui détournent le regard, un grand nombre ont encore un grand respect pour cette jeune fille souvent abandonnée sur les trottoirs de nos villes et campagnes. Mais ils ne se sentent pas d'attaque à lui venir en aide, peut-être aussi par trouille d'être considérés comme des ringards dégoulinant de bons sentiments.
Pourtant, gosses de prolos ou pas, nous avons une sacrée ardoise sur son compte public. Et pas mal de premiers émois amoureux ont vu le jour entre ses murs.
Même parmi ceux qui, les coudes vissés sur des maroquins, passent leur temps à la dégommer car elle coûte plus cher que nos amis les traders.
Plus cher que les déplacements de notre président de la République ou les remboursements à son ami Bernard Tapie ?
Je ne suis pas économiste, je n'ai pas les chiffres mais un homme de l'Art pourrait peut-être nous éclairer. Bref, même si elle est flétrie et épuisée par les coupes sombres, elle nous a nourri très longtemps. Et d'ailleurs, depuis sa perte d'influence, plein de choses se cassent la gueule autour d'elle -à quand la prochaine « révolte » des banlieues ? Fidèle au poste, elle débute son marathon dans 48 heures.

Heureusement, des fêlés reviennent chaque début septembre pour un marathon annuel et continuent de porter ses couleurs. Combien de temps encore ? Pas une rentrée sans penser à elle comme à une lointaine cousine dont on se souvient une fois par an. Que devient elle ? Va-t-elle mieux ? Faudrait peut-être prendre de ses nouvelles ?
Trop occupés, on ne le fait pas.
Et après chaque retour de vacances, sans doute trop sensible au promesses de nos comédiens en voitures de fonctions, elle espère et, très vite, replonge dans une profonde déception. Elle n'intéresse plus ceux -élus ou pas- qui pourraient au moins lui remonter le moral. Pas assez rentable et vieillotte au regard de la conjoncture internationale, la péréquation, le système macroéconomique mondial…. etc. Des formules balancées pour qu'elle relativise ses soucis et évite de se plaindre. Un peu de dignité tout de même ! Bref, une pauvre idiote dépassée par les événements, une assistée détonnant parmi les couverts des ministères, comme dans « La fêlure » de Fitzgerald. D'années en années, on lui coupe les vivres et on aimerait qu'elle soit aussi performante qu'avant.
Et sexy.

Comment faire autant de travail qu'il y a trente ans avec moins de budget et de considération.

Et avec plus de concurrents directs -parfois des associés- que sont le net, les vidéos et la télé.
Sans compter les plus riches qu'elle qui attirent en masse, jeunes amateurs de crucifix, kippas et voiles.

Mais, somme toute très fière d'être laïque et publique, elle ne se laissera pas abattre et sera fidèle au poste.

Son marathon quotidien débute dans 48 heures et s'achèvera fin juin, marathon avec une laisse de plus en plus courte. Bonne rentrée à l'école publique !

Article original ici :
http://www.rue89.com/blog-de-lecrivain-mouloud-akkouche/2009/09/01/ecole-fidele-au-poste-elle-ne-nous-laisse-pas-tomber
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