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Un mot, pour résumer : démocratie.

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Mais non, il n'y a pas de censure en France

Revue de presse minimaliste mais, à mon sens, significative...

Je me permets de relayer une interview de Rue89, un média internet que je consulte régulièrement.
Mardi dernier, 16 déc 2008, manif de lycéens à Lyon.
Pas de quoi fouetter un chat, ils n'étaient qu'une 50aine.
Face à beaucoup beaucoup de CRS... (nous dirons que c'était préventif)
Et quelques journalistes venus suivre l'événement.
Un journaliste, ça doit pouvoir faire son boulot.
Ben... c'est pas si simple.
Plus maintenant, en tout cas.

Récit du journaliste Jean-Philippe Ksiazek pour Rue89 :

"Les lycéens n'étaient pas très nombreux, une cinquantaine, et bloquaient l'un des côtés de la place.
Il y avait une dizaine de camions de CRS, et nous étions cinq photographes : trois indépendants et deux de l'AFP, mon collègue Fred Dufour et moi, venus du bureau de l'agence qui se trouve juste à côté.
Nous avions notre brassard de presse.
Des policiers sont venus vers nous et nous ont dit: "Pas de photos."
J'ai répondu que j'avais une carte de presse, que je faisais mon travail :
- Aujourd'hui, c'est interdit de faire des photos.
- Pourquoi aujourd'hui ?
- Parce que maintenant, c'est comme ça.
Apparemment, c'est pour des raisons de droit à l'image des policiers.
Ensuite, les CRS ont repoussé les jeunes de la chaussée, très proprement, en procédant à deux ou trois arrestations.
Ils ont essayé de nous empêcher de photographier.
Ils ont bloqué Fred sur un mur, avec une matraque dans le cou et une sur la poitrine, en lui disant : "Toi, tu travailles pas."
Moi j'ai réussi à faire quelques photos.
Juste après, deux CRS et un policier coiffé d'un képi m'ont embarqué en me faisant une clé de bras :
- Maintenant, tu effaces toutes tes photos.
- Non, il n'y a pas de raison que je fasse ça. Je suis journaliste, j'ai ma carte de presse, je travaille.
Ils voulaient m'emmener au poste, comme si j'avais braqué une banque.
Puis, pendant que deux policiers me tenaient, le troisième a arraché mon appareil, qui était en bandoulière autour de mon cou.
Ensuite, ils ont effacé toutes les photos, d'un seul coup, ce qui me laisse supposer qu'ils ont eu une formation pour ça.
Il y avait environ 150 photos, d'un blocage de lycée le matin, et de la manifestation de l'après-midi.
Ensuite ils m'ont dit : "Voilà, vous pouvez rentrer chez vous."
Heureusement, comme les photos, même effacées, laissent des traces dans la mémoire de l'appareil, on a pu les récupérer. Elles ont été diffusées.
Le chef du bureau de l'AFP à Lyon a protesté auprès des autorités, et on lui a répondu : "Envoyez un courrier."
Il y a une nouvelle manifestation lycéenne jeudi à Lyon, on verra comment ça se passe."

Suite de tout ceci :

Mercredi 17, les syndicats de journalistes protestent dans des communiqués contre cette censure.

Aujourd'hui, vendredi 19 :
(je cite à nouveau Rue89)


"le préfet du Rhône, Jacques Gérault, a ordonné à l'inspection générale de la police nationale (IGPN) d'ouvrir une enquête pour déterminer
pourquoi et comment des policiers ont empêché deux photographes de l'AFP de faire leur travail lors d'une manifestation lycéenne, mardi. C'est ce qu'a indiqué à Rue89 une porte-parole de la préfecture."

Reste à savoir si on connaîtra les résultats de cette enquête, et si elle servira à la justice, ou juste à apaiser les syndicats quelques temps...
 
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B
Bernard Bonnejean <br /> <br /> vous invite à l’inauguration de son blog inutile<br /> au jour et à l’heure de votre choix.<br /> <br /> Tenue correcte exigée. <br /> La tenue de soirée n’est pas obligatoire.<br /> <br /> Il n’y sera servi ni boisson ni petits fours. <br /> <br /> Se présenter muni de ce carton d’invitation à <br /> http://etsiloncausait.hautetfort.com/<br /> <br /> avec plein de bisous pour les gosses à Noël et un baise-main aristocratique prononcé à leur maman.
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H
L'éditorialiste d'un grand hebdomadaire titrait il y a dix jours un texte qui parlait de descente de gendarmes dans un collège du Gers "ETAT DE DROIT? , NON ETAT DE DROITE!!"<br /> J'ai pas mieux.
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B
Joyeux Noël
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B
no comment
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B
Au mois d'août aussi il ya quelques espaces de liberté pour faire des manifs....<br /> Ecoeurant. Jusqu'à maintenant, étant un républicain respectueux des institutions, il m'en restait quelques échantillons sur moi (de respect) vis à vis des agents de la force "publique". Aujourd'hui, ....<br /> De plus j'ai lu quelques commentaires hier sur le net (mensonge de Nadine Morano il y a quelques temps), écœurants aussi. Figurez vous que les journalistes sont "des gens qui ne devraient pas exister", qu'ils sont "pourris", qu'ils "faut les éliminer".<br /> Dois-je rappeler qu'ils font parti comme les assos, les parlements, de notre système démocratiques et qu'autant que le citoyen, avec ou sans blog, ils sont indispensables.<br /> Lamentable !
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