Quel beau pays, la France.
Le pays où un petit homme peut tout, y compris décider des injustices, des absurdités, des ignominies, et que sa volonté soit faite.
La discussion est achevée avant même d'avoir commencé : on nous assure qu'on veut protéger nos droits tout en agissant pour nous asservir, nous violenter, et emprisonner nos esprits.
On nous jure agir pour le bien du peuple alors même qu'une proportion de plus en plus importante commence à crever.
On nous promet défendre la démocratie et on musèle de toutes parts.
Pompon suprême, on garde une devise nationale forte alors même qu'on la bafoue des dizaines de fois par jour.
Je ne comprends pas les expulsions, je ne comprends pas les rétentions, je ne comprends pas les démarches sensées défendre les "retenus", je ne comprends pas où est la liberté, où est l'égalité, où est la fraternité.
Je me fous de savoir que "nous ne pouvons pas accueillir tout le monde" comme l'un de vous, lecteurs, me dira sûrement.
Je ne supporte plus la MANIERE de faire.
L'Etat français a montré
une telle violence morale dans sa gestion des sans-papiers
que certains d'entre eux, les plus vulnérables peut-être,
préfèrent garder leur secret et ne s'en confier à personne.
Personne, même pas ceux qui pourraient les aider, comme la Cimade.
Résultat :
3 femmes sont ce mercredi soir à Cercottes,
et leur angoisse est très certainement à son comble.
La mère des deux jeunes filles avait tout vendu pour quitter le Brésil, pour quitter la misère, pour espérer élever ses filles dans de meilleures conditions...
Bravo, belle France.
La Cimade est à présent sur le pont,
les parents d'élèves et les autres citoyens aussi,
et ce jeudi 22 janvier 2009 au matin, à 7h45,
ils se réuniront à l'entrée du collège Jeanne D'Arc à Orléans,
où était scolarisée la jeune Larissa,
pour exprimer haut et fort leur indignation.
Quant à moi, je dis bravo à M. Sarkozy, bravo à M. Hortefeux,
et bravo à M. Besson, qui prend le flambeau avec fierté ( !!! ).
Ils ont créé le plus beau ministère dont ils pouvaient rêver, au vu de leurs belles idées :
Ce n'est pas celui de l'immigration, encore moins celui de l'intégration, et ne parlons même pas de solidarité nationale.
Plus simplement : le ministère de la HONTE.