Une fois de plus, on se demande comment c'est possible. Dans le pays qui a massacré moralement la famille Villemin, qui a quasiment fait de même avec pas mal de citoyens à Outreau, comment serait-il possible que dans une affaire telle que celle concernant l'assassinat du préfet Erignac, certaines pistes puissent avoir été écartées ?
Comment peut-on imaginer un instant qu'un procès aussi important puisse avoir été le résultat d'une enquête à charge sans qu'il y ait eu une exploration très sérieuse de toutes les pistes, fussent-elles moins conformes à ce qu'attendaient les hautes sphères ?
Fabrice Lhomme, de Médiapart.fr, précise même que les informations auraient été passées en 2002 à Yves Bot, procureur de la République de Nanterre, dans le but d'en informer directement Nicolas Sarkozy (alors ministre de l'intérieur). Celui-ci a-t-il reçu ces informations ? Si la réponse est non, qu'a fait Yves Bot des informations capitables fournies par Didier Vinolas, l'ancien secrétaire général du préfet Erignac (commissaire de police détaché sur ce poste) ? Pourquoi n'apparaissent-elles pas au dossier depuis si longtemps ? Si la réponse est oui, pourquoi n'en a-t-on jamais entendu parler, alors que Sarkozy a affirmé qu'il s'assurerait que tout serait fait pour retrouver l'assassin du préfet ?
Alors que Colonna a toujours clamé fermement son innocence, que ses proches ont affirmé qu'un tel acte ne lui correspondait absolument pas, on est en droit de se poser des questions. Une triste fois de plus, on pourrait croire que les procès sont bâclés dans ce pays, au nom de je ne sais quoi.
Et ça, si c'était de nouveau confirmé, ce serait insupportable.
" Sarkozina rouge : mais pourquoi est-il si méchant ?" Polyb, 15/02/09
Cela expliquerait pourquoi ces infos ne sont pas au dossier...<br />
Si Colonna n'est en effet pas coupable, cet acharnement fait tâche... Vive la justice ? Vive la France... Oui. Quelles belles valeurs nous véhiculons !<br />
Quand on ajoute à cela les injustices du quotidien auxquelles les jeunes sont confrontées, la rébellion qui gronde au fond de leurs tripes, et des nôtres par la même occasion, je trouve que cela n'augure rien de bon. Il serait plus que temps d'assainir ce climat détestable en replaçant certaines valeurs au-dessus de tout. La présomption d'innocence et la recherche de la vérité en faisant, à mon avis, bien évidemment partie.
Oui Circé, Nicolas Sarkozy, candidat (devenu président) parlait de l'"assassin du préfet Erignac". Imaginons un instant que ceci soit faux, qu'est-ce qu'on fait? On le force à démissionner? Dans d'autres pays, c'est ce qui se se passerait. Vive la France!