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  • Polyborus
  • Citoyenne intéressée par la politique, la musique, et le dessin... entre autres.
Valeurs fortes :
Loyauté, confiance, honnêteté, solidarité, ... et même, services publics.
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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 23:05

Chez toi, l'accueil.
Et puis la bonne humeur.
Et puis la surprise aussi, quand tu découvres qui je suis.
Et puis les bouteilles d'air pur, les tuyaux qui jonchent le sol et sur lesquels nous ne devons pas marcher, bien sûr.
Ces tuyaux dont la longueur te permet de te déplacer sans avoir à trimbaler l'oxygène en plus.
Comme si marcher n'était pas, déjà, assez fatigant.
Mais ces tuyaux, quand toi, notre ami, tu respires, on les oublie.
Parce qu'on t'écoute pour ce que tu dis, parce qu'on te regarde rire pour ce qui est drôle, te concentrer pour ce qui le nécessite, te fâcher pour ce qui, vraiment, t'est insupportable.
C'est toujours la sincérité qui t'emporte et qui l'emporte sur le reste.
On te découvre sans te découvrir, on devine sans tout cerner, on se doute au fil des discussions, des mails, des gestes d'amitié et des messages demandant des nouvelles...
Une vie trop courte et complexe, difficile, et pourtant ce qui émane de toi, c'est avant tout de l'humanité. Beaucoup d'humanité. Tant d'humanité que tu en débordes.
Même quand tu n'as rien, tu donnes tout à ceux qui ont encore moins.
C'est peut-être pour ça que les amis sont restés. Parce qu'on peut te prendre comme tu es. Parce que tes qualités sont si grandes qu'il est plus facile d'accepter tes défauts.
Yves Pasco.
C'est toi qui a rebondi sur une remarque anodine pour nous transformer en Zatstrouffs.
"Qu'est-ce que tu viens de dire là ? Comment tu l'écris ?"
Nous en avons ri, nous trouvions cela très compliqué, et pourtant... c'est resté.
Par défaut, ou par affection pour ce terme qui, finalement, nous définit bien.
Toi qui fait figure de patriarche, et nous, électrons libres, nous sommes des Zatstrouffards.
Haut les coeurs, et poing levé, chacun à notre façon.
Prêts à défendre ce en quoi nous croyons, prêts à résister contre l'insupportable.
Complexes, entiers, humains.
Lundi matin, tu n'as pas cessé de lutter. Tu t'es mis au repos. Sachant sûrement que nous étions derrière toi.
Nous sommes là. 
Bien à toi,
Polyb.

 

Les obsèques d'Yves auront lieu le vendredi 27 août.

Rendez-vous est donné à 9h30 au funérarium d'Olivet.

Il sera ensuite incinéré au crématorium de Saran.

Voir l'article de Mourad Guichard sur LibéOrléans :

http://www.libeorleans.fr/libe/2010/08/yves-pasco-sen-est-all%C3%A9.html#comments

 

 

A la publication de ce billet pour toi, Yves, je réalise...

Tu es depuis le début mon seul abonné aux publications.

Je vais cliquer sur publier.

On va me dire que tu en as été averti.

J'espère que c'est vrai, mais...

Tu en rirais aux éclats, à n'en pas douter.

Coquin de sort qui, longtemps probablement, me laissera un goût embué et salé à la publication de mes rares notes.

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 20:40

agapanthe.jpg

 

Comme souvent, je me suis attachée.

D'une simple connaissance, elle est devenue celle qui, il y a longtemps maintenant, a accueilli ma fille au moment où elle en avait le plus besoin. Sans manières, très simplement, elle l'a acceptée dans son groupe, malgré le sur-effectif, et elle lui a apporté l'attention qu'il fallait.

De ce geste si important à mes yeux, il est resté une reconnaissance éternelle, confortée par une tendresse grandissante, alors même que tout le monde me disait qu'elle était timide, pas facile.

J'ai tout bonnement appris à la connaître, et donc à l'apprécier, à juste titre.

Toujours un mot pour ma puce, à la fin de ses mails, à la fin de ses coups de fil.

Et une honnêteté sans faille.

Elle était souvent essoufflée. Même simplement debout à la porte, à discuter. Je croyais que c'était de l'émotivité. Il est vrai qu'elle prenait tout à coeur.

Mais malgré sa relative jeunesse, ce coeur, justement, était bien usé. Et ses poumons ne pouvaient plus lui apporter l'air dont elle avait besoin. Cela, son pneumologue - qui a toujours pignon sur rue dans le boulevard - ne l'avait pas décelé. "Perdez du poids, Madame, vous respirerez mieux !". Sans blague.

Et puis un jour, elle sent, elle comprend que ce n'est pas si simple. Elle ne peut plus monter quelques marches sans peiner terriblement. Elle se met à appréhender les moments sympas où elle pourrait se rendre dans une salle de spectacle, ou à la piscine, parce qu'elle sait bien qu'elle ne tiendra pas. Alors elle change de pneumo... et tout s'accélère.

Oui, elle est malade, au point de devoir passer sur le billard le jour-même.

Suivront moults examens, analyses, opérations. Il faut une double greffe. Que son corps ne supportera pas.

J'ai préféré annoncer la nouvelle à ma fille moi-même. Inutile qu'elle l'apprenne par quelqu'un d'autre. De toutes façons, elle avait bien vu que je m'étais isolée pour pleurer dans le jardin.

Demain, premier jour sans elle.

Je ferme les yeux, et je la revois, je l'entends, je me remémore. Finalement elle est encore là. Et en même temps, non.

Je crois qu'elle savait ce que je pensais d'elle. Je crois qu'elle savait la tendresse, réelle, que j'avais pour elle. J'espère.


Bien à elle, et à ceux qui l'aiment.


Polyb.

 

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